Quand nous avons entrepris d'expliquer le système de crédit canadien en pendjabi, nous pensions que la partie difficile serait le vocabulaire. Ce n'était pas le cas. La partie difficile, c'est qu'une traduction directe des textes anglais sur le crédit est souvent techniquement correcte et complètement inutile.
Le travail, ce n'est pas la traduction. C'est le sens.
« Utilization » a un équivalent de dictionnaire en Gurmukhi. Mais la phrase qui l'entoure — le modèle mental d'une limite renouvelable qu'on est censé utiliser sans l'épuiser — n'arrive pas avec le mot. Les nouveaux arrivants venant de systèmes bancaires bâtis sur le débit et la culture du paiement intégral n'ont pas besoin d'un nom traduit; ils ont besoin que le concept soit reconstruit dans leur propre langue, avec des repères qui se transposent vraiment.
Ce que nous avons mal fait la première fois
- Nous avons utilisé des emprunts lexicaux là où une vraie expression pendjabie existait, parce que l'emprunt semblait plus « fintech ». Les réviseurs natifs l'ont signalé comme froid et clinique.
- Nous avons traduit notre principe de conformité « sans promesses » de façon trop littérale, et ça se lisait comme évasif plutôt qu'honnête. Il a fallu un réviseur pour trouver une formulation qui préserve à la fois le sens juridique et la confiance.
- Nous avons présumé qu'il n'existait qu'un seul pendjabi. Le registre et le choix des mots varient selon les communautés; nous faisons maintenant réviser par plus d'une oreille.
La solution n'était pas un meilleur dictionnaire. C'était de payer des réviseurs natifs pour réécrire, pas seulement vérifier — et de traiter la traduction comme l'audition pour le rôle de coaching lui-même. Si quelqu'un peut porter le repère culturel à l'écrit, il peut le porter à l'oral.